Voy. [tins haut, p
i. iEschine, c. Timarque, p. 10; Plutarque, Solon, c. 22.
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avaienl élé poussés à la débauche par leurs parents, ou qui n'en avaient pas reçu l'éducation el l'instruction nécessaires pour gagner honorablement leur vie, quittes de toute obligation envers eux; étaient seuls exceptés les honneurs < l<- la sépulture '.
En Aiiiquc, comme dans toutes les contrées de la Grèce, la
marche à suivre pour les cérémonies funèbres étail en général
la suivante: d'abord, un vase de terre rempli d'eau était
placé devant la porte du défunt, afin que ceux qui entraient
dans la maison pussent se purifier en sortant2; on fermait les
yeux et la bouche des morts ; les corps étaient lavés et frottés
avec des essences odorantes, office qui n'était pas rempli,
comme chez nous, par des mains mercenaires, mais par des
femmes prises dans la plus étroite parenté3. L'usage de mettre
une obole dans la bouche du mort, pour payer sa place, était
étranger à l'antiquité reculée, qui ne connaissait pas même
Charon. D'après Pausanias. la plus ancienne trace de cette
coutume se trouvait dans le poème de la Minyade, l'une dès
dernières productions du cycle épique, due à un auteur
inconnu ;. vEschyle parle de la barque des morts, et il est
question dans Aristophane de Charon et du péage qu'il
perçoit. Les trouvailles faites dans des tombeaux, en différentes
parties de la Grèce, établissent aussi l'existence de cette
coutume '. Le corps, lavé et frotté, était enveloppé d'étoffes
blanches fi, orné de couronnes et de bandelettes et couché sur
1. Voy. ci-dessus, p. 43(3, et Beeker, Chariklès, t. 1, p. 288.