Pausanias, 1. X, c
4. /Eschyle, les Sept contre Thèbes, v. 841 ; Aristophane, les Grenouitles, v. 140; vov. aussi Euripide, Alceste, v. 262 et 371, et Hercule furieux, v. 131.
5. Voy. Beeker, Chariklès, t. III, .p. 87, et Naeke, Hecale, p. ë08. Cet usage n'a cependant pas été observé d'une manière constante, car on n'a pas trouvé l'obole dans plusieurs tombeaux fermés et qui n'avaient jamais été ouverts. Urlichs, dans sa dissertation die Gràeber der Griechen, insérée au .Y. Schweiz. Muséum, 1861, p. 155, remarque avec raison que cette croyance n'a point un caractère dogmatique; il en était ainsi d'ailleurs pour un grand nombre de coutumes religieuses et de légendes populaires.
6. D'après une inscription de Céos, commentée par Bergk, dans le N. Illirin. Muséum, t. XV, p. 467 et suiv., un de ces tissus devait être étendu sur le lit, un autre servir de linceul au cadavre, un troisième
FUNÉRAILLES ET CULTE: DKS MORTS li.'iT
un lit, semblable en tout aux lits ordinaires, que l'on plaçait clans le vestibule de la maison,, en ayant soin de tourner les pieds vers la porte. On posait auprès du lit funéraire, des vases de terre, X^xuéot, remplis des liquides qui devaient être répandus en l'honneur du mort. Régulièrement, l'exposition avait lieu le jour qui suivait le décès, et on procédait Le lendemain à la levée du corps, Ix^opà. Le cadavre, toujours couché sur le lit, était conduit à sa destination par les amis et les parents, qui avaient soin de devancer le lever du soleil, de peur que la vue des funérailles ne fût pour cet astre une cause de souillure '. Il était porté quelquefois par des membres de la famille ou par des amis, le plus souvent par des affranchis ou des mercenaires. On cite comme un honneur exceptionnel rendu aux restes des personnages considérables, que cet office était rempli par des jeunes gens de la bourgeoisie-. Des femmes se joignaient au cortège ; cependant la loi athénienne exigeait qu'elles fussent parentes du défunt au degré successible, x-r/'—zix, c'est-à-dire issues de germains, tiïI:xzzX 3. On louait aussi des mercenaires des deux sexes, [mur faire entendre des chants funèbres et des lamentations avec accompagnement d'instruments, bien que Solon eût interdit les manifestations passionnées de la douleur, comme par exemple de se déchirer le visage, de se frapper la poitrine ou de pousser des cris déchirants '. Le convoi se rendait ainsi au lieu où le mort devait être enseveli ou brûlé, car, dans les temps historiques, ces deux coutumes existaient concurremment. Plus tôt, 1rs poèmes homériques témoignenl que la
devait être jeté par dessus (irepl6^Y)(ia). li n'était pas permis d'en i davantage.
1. Démosthène, c. Macartatos, p. le:!, § 62; voy. aussi Platon, Leges, I. XII, p. 960 A. En cas de mort violente, on portait une lance devant le convoi ; voy. Démosthène! c. Evergos et Vnésibule, p. 1160, 13; PolhiXi I. VIII, 65; Harpocration, s. v. êiceveYXÊïv S6pu. D'après ['Etymol. Magn., p. 354, 33 et le Lexicon Seguer., p. 237, 30, la lance était enfouie dai fosse.