Voy. Becker, Charikiès, t. III. p
:;. Par conséquenl jusqu'au cinquième degré, d'apn ition que
S chœmann, dans son Commentaire sur [sée,p. 156, a donnée de ce terme, n'a pas toujours un sens bien déterminé.
i. Plularque, Solon, c. 21.
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combustion seule était mise en pratique. Q esl probable que l'enterrement fui une importation de l'Asie '. Ce mode de sépulture fui adopté surtoul par les pauvres, comme moins dispendieux; mais des scrupules religieux, contribuèrent aus . à le Faire prévaloir. <m croyail mieux honorer les défunts en les confiant entiers à la terre qu'en les réduisanl en cendres. Jamais on ne brûlait les corps «les enfants à qui les dents n'avaient pas encore poussé . Pour l'ensevelissement , le cadavre était enfermé dans une bière, quelquefois en bois, el dans ce eas on n'employait que le bois de cyprès, mais le plus souvent en argile. Des tombeaux' de la basse Italie ont révélé l'existence de cadavres enfermés , non dans des cercueils, mais dans des compartiments de pierre construits à cet effet ;. Pour l'incinération, on dressait un bûcher qui, lorqu'il était destiné à des personnages riches, pouvait avoir de grandes dimensions et coûter fort cher *. Les plus proches parents y mettaient le feu "\ On jetait dans le brasier des cheveux coupés sur la tête du mort, des vêtements, divers ustensiles à son usage et les objets auxquels il avait été attaché durant sa vie. Au temps d'Homère, on égorgeait et on brûlait des animaux. Aux funérailles de Patrocle, les immolations s'étendent même à des prisonniers troyens. Après que le bûcher était consumé et éteint, on recueillait les ossements c, on les renfermait dans une urne et on les transportait dans le monument disposé à cet effet, monument assez spacieux pour contenir un grand nombre d'urnes et
1. Voy. Duncker, Gesch. des Âlterth., I. IV, p. 257. Cependant, les Athéniens l'attribuaient à Cécrops ; voy. Cicéron , de Legibus, 1. II, c. 25, et Becker, Chariklès, t. III, p. 100. Suivant quelques linguistes, tels que Pott et Grimm, le verbe 0a7iTïiv signifierait proprement brûler ; d'autres, en particulier II. Weber, lui attribuent le sens de déposer, mettre auprès.
2. On lit, dans Pline, Hist. natur., 1. Vil, c. 10, p. 420, éd. Grosfurd : Mos gentium non est.