Pausanias, 1. V, c. 13, § -i, et li
celui qui était placé sous l'invocation de tous les dieux, et les six autels jumeaux de Zeus et de Poséidon, de Héra et d'Athéna, d'Apollon et d'Hermès, de Dionysos ;et des Charités, d'Artémis et de l'Alphée, de Kronos et de Rhéa, dont l'ensemble était désigné par le nom de Dodékathéon '. Sur tous ces autels, qu'ils appartinssent à des dieux ou à des héros, les Eléens sacrifiaient régulièrement une fois par mois, mais le sang n'était pas toujours répandu. Ils faisaient brûler de l'encens et de la farina d'orge, mêlée à du miel, en y ajoutant des feuilles d'olivier, après quoi, on faisait des libations avec du vin, excepté lorsqu'on sacrifiait aux Nymphes, aux douze dieux ou à lizr.ovty.. Le soin de ces cérémonies était confié à un Os^y.ôXoç que l'on renouvelait tous les mois, et qui devait être assisté de devins (\).xnz:q) et d'un exégète. Un çuAeû; était chargé de fournir le bois nécessaire aux sacrifices 2.
Dans la cinquième année de l'octaédride, les fêtes se divisaient en deux parties : les pratiques religieuses et les jeux. Les exercices pieux, bien que les plus importants en eux-mêmes, car les jeux ne devaient être en réalité qu'un accessoire, sont cependant ceux qui passionnaient le moins les Grecs et qui nous sont le moins connus3. Les principaux sacrifices s'adressaient à Zeus4; ils étaient accomplis non pas seulement par les Éléens organisateurs de la fête ou par les Théores que les États envoyaient officiellement poury prendre part, mais aussi par les particuliers qui se présentaient comme curieux on comme concurrents. Toutefois les autres dieux n'étaient pas oubliés, non plus (pie les héros. Chacun d'eux recevait des offrandes, suivant le degré de vénération qu'il inspirait, et les