Cicéron, pro Ftocco, c
montrer, dit un ancien écrivain, qu'une ville qui possédait de
pareils citoyens n'avait pas besoin de murailles1. Il faisait son entrée sur un char tiré par quatre chevaux blancs, paré de vêlements couleur de pourpre. Les parents el les amis, suivis d'une foule nombreuse, l'escortaient les uns à cheval, les autres sur des chariots. La procession allait au temple de Zeus, où la couronne, gage de la victoire, était consacrée au Dieu, et de là se rendait àl'Hestiatorion. Des hymnes, composés par des poêles célèbres et chantés avec art par des voix innombrables, accompagnaient la marche et le festin, et il arrivail souvent que les mêmes réjouissances se renouvelaient à plusieurs anniversaires. Ce n'était pas tout : chez les Athéniens, une loi de Solon assurait aux vainqueurs d'Olympie cinq cents drachmes, et il est possible que dans les temps antérieurs la somme allouée fût plus forte2. Il s'ensuivait aussi le privilège de la proédrie, c'est-à-dire le droit à une place choisie dans les représentations publiques, et l'avantage honorifique d'être nourri dans le prytanée, leur vie durant. Les récompenses étaient à peu près les mêmes dans les autres pays. Il est question quelque part de pensions annuelles i , et dans les batailles, les Spartiates dont les noms avaient été proclamés à Olympie avaient leur place marquée aux côtés du roi4. À partir de la LIXe ou de la LX.le olympiade, les lauréats pouvaient faire dresser leur statue dans l'Allis ; mais pour que cette statue représentât exactement leur taille et leur visage (xyxh[xx eiy.ovixév), il fallait qu'ils eussent été couronnés trois fois". Souvent aussi on éleva des statues aux vainqueurs sur les places publiques de leur patrie6.
Grâce à Faffluence de spectateurs que ces fêtes attiraient de toutes les contrées de la Grèce, les athlètes n'étaient pas les seuls qui trouvassent l'ocoasion d'y acquérir de la célé-