Plutarque, Lycurgne, c
5. Pausanias, 1. V, c. 20, § 5; Pline, Hist. Natur., 1. XXXIV, c i.
6. Lycurgue, c. LéocnUc, c. 51 ; cf. les remarques de ftfotzner sur ce passage.
brité. Hérodote y lut, dit-on, une partie de son œuvre, et Gorgias de Léontini y prononça son célèbre discours Olympique. Le sophiste Hippias d'Élée se fit entendre aussi plusieurs fois au milieu de ces solennités. Un contemporain de Périclès, le mathématicien Œnopide de Chios, avait consacré à Olympie une table d'airain, sur laquelle était représenté le cours des astres pour un cycle de cinquante-neuf ans1. Il est question aussi de peintres qui auraient exposé leurs tableaux dans les mêmes lieux2.
§ 2. — Les Pythiques.
Après les fêtes d'Olympie, les premières en importance el en considération étaient les Pythiques, qui se célébraient tous les cinq ans à Delphes ou plus exactement près de Delphes, dans la plaine de Crissa, au pied du mont Parnasse. Avant la première guerre sacrée, à la suite de laquelle celle plaine devint une annexe du temple d'Apollon, une grande fête était déjà célébrée tous les neuf ans sous la direction des prêtres de Delphes, mais sansjeux et sans combats, à l'exception d'un concours de citharèdes qui devaient exécuter un péan en l'honneur du Dieu3. La guerre terminée, les Amphictyons instituèrent une fête quinquennale, sur le modèle des jeux olympiques, avec cette différence que les courses de chevaux et les exercices gymniques introduits récemment laissaient place aux épreuves musicales conservées et agrandies. Les joueurs de flûte (aùX^ta?), et les chanteurs, avec accompagnement de flùtc (aùXwooi) se disputaient en effet des prix, aussi bien que les citharèdes; toutefois, les chanteurs cessèrent bientôt de se faire entendre'. Pour les courses de chevaux elles jeux gymniques, ils étaient, à pàrl quelques différences de détail, la reproduction de ce qui se passait à
t. /Elicn, Var. ///s/., 1. X, c. 7.
2. Lucien, Herodotus s. Aétion, c. 3 et i. Il est possible qu'il y ail eu aussi des expositions de tableaux, dans les jeux Pythiques, car Pline parle île tulles entre des peintres, qui auraient en lien à Delphes. //'>/. Nalur., I. XXXV, e. 9, s:'.).