Voy. Thiersch, Einleit. zum Pindar, p
3. Bceckh, dans son Comment, sur Pindare (I. II, c. 2, p. 207) a démontré que l'institution des jeux Pythiques remontait à l'olymp. XLVIII, 3, contrairement à l'opinion de Corsini et de Clinton, qui avaient adopté l'Olymp. XLIX, 3.
4. Dans les jeux Pythiques établis à Sicyone, le prix de la cithare consistait en une coupe d'argent (Pindare, Néméennes, IX, v. 51, et X, v. 43) ce qui fait supposer à Welcker (Ant. Denkmxler, t. I, p. 48) qu'il pouvait en être de même à Delphes.
5. On peut du moins le supposer d'après l'expression nixP' rcoXXoO qu'on lit dans l'ancienne introduction aux Pythiques de Pindare,
pour lo dire en passant, figure aussi dans les cérémonies des Isthmiques et des Néméennes. Les juges étaient choisis par les Amphictyons ; nous ne savons rien de plus sur leur compte, non plus que sur l'Epimélète ou ordonnateur des fêtes, qui était peut-être bien pris parmi les Amphictyons eux-mêmes1. Nous ne sommes guère mieux fixés sur le moment où étaient célébrées les solennités pythiques. Tout ce que nous savons, c'est qu'elles prirent naissance, à la suite de la première guerre sacrée, dans la troisième année de la XLVIIle olympiade, qu'elles se renouvelaient tous les quatre ans et que le mois où elles avaient lieu s'appelait à Delphes (3ouxaTtoç, c'est-à-dire le mois durant lequel on sacrifiait les taureaux; mais dans quelle saison tombait ce mois, les opinions sont très partagées sur ce point. Quelques critiques le placent dans le printemps, d'autres ou du moins un autre dans le milieu de l'été, d'autres enfin aux approches de l'automne. Cette dernière conjecture est la plus probable 2.
§ 3. — Les Néméennes.
Les Néméennes étaient célébrées dans la vallée de Némée, sur le territoire de la ville argienne de Cléonae, non loin de Sicyone. Depuis les temps historiques, elle était un hommage rendu à Zeus, qui possédait en ceslieux un temple magnifique, entouré d'un bois sacré3 ; mais en remontant plus haut, on trouve que les Néméennes étaient une fête funèbre en l'honneur d'Archémore, divinité de la nature, dont il est difficile de démêler les véritables attributs, au milieu des obscurités
1. Plutarque, Qusest. conviv., 1. II, o. 4; voy. aussi Bœnecke, Forschungen, [>. 425.
2. Voy. Schœmann, Antiq. Jur. publ. Grsec, p. 381; Hermann, iv>t(r.tilintsll. MliTlhiïmcr, S il», 12 ; Cul tel, imr;r Lffti'Oi., p. 7(>i>: Kiivliliofï, dans le Monatsber, derBerl. Aln\d. der Wissensch., 1864, p. 129. Héliodore (JEthiop., 1. V,c 18) place les jeux Pythiques aussitôt après le coucher des Pléiades, c'est-à-dire au commencement île l'automne; il est vrai que cel écrivain ne mérite aucune confiance dans tout ce qu'il dil des Pythiques, notamment au liv. IV, c 1, où la prêtresse d'Artémis remet la palme au vainqueur dans l'épreuve de la course, et au liv. IV, c. 16, OÙ il introduit parmi les athlètes un marchand de Tyr qui remporte le prix de la lutte.