Strahon, 1. VIII, p. 377; Pausanias. 1. II, c
mythologiques, mais qui, je crois, peut-être regardé comme l'emblème de la végétation arrêtée dans son essor par l'engourdissement d<; l'hiver on les sécheresses «le Trié. Le culte de Zens fut substitué «m <lu moins ajouté à celui d'Archémore par Héraclès, ou pour mieux dire par les Doriens, etàpartirde la Ll" olympiade (av. J.-C. 572) des jeux furent institués sur le modèle de ceux d'Olympie. Tous les Etals amis furent invités à y prendre part, en particulier les Doriens, contre lesquels la population non dorienne de Sicyone s'était soulevée avec la connivence de chefs Orthagorides, et qui n'avaient pu encore retrouver leur prépondérance1. Les Néméennes devinrent peu à peu, comme les Olympiques, la fêle universelle de l'hellénisme. L'intendance et la direction des jeux avait appartenu d'abord aux habitants de Cléonee; au bout de quelques années, les Argiens s'emparèrent du temple et remplacèrent les premiers ordonnateurs, mais ils furent dépossédés à leur tour, peu avant la LXXXe olympiade (av. J.-C. 457), par les premiers en date, qui d'ailleurs ne restèrent pas longtemps les maîtres'2. La fête était mobile en ce sens que, dans l'espace de cinq ans ou plus exactement de quatre ans révolus, elle était célébrée deux fois, en été et en hiver. Il est certain que les Néméennes d'été revenaient régulièrement dans la quatrième année de chaque olympiade; il est seulement vraisemblable que celles d'hiver tombaient dans la première année3. Nous ne savons rien de plus du principe sur lequel reposait le cycle des jeux néméens. Le seul détail que nous puissions citer encore, c'est que le mois qui ramenait les Néméennes estivales était le mois Panémos, lequel paraît correspondre au mois d'août. Les jeux ne consistaient pas seulement en exercices gymniques et en courses de chevaux; il est fait mention aussi, du moins dans les temps