Voy. Duncker, Gcschichte des Atterthums, t. IV, p
2. Voy. Dissen, notes sur Pindare, p. 381 et suiv. éd. Bœckh. La fête fut organisée une fois simultanément parles Argiens à Argos et par Aratus à Cléonse ; voy. Plutarque, Aratus, 28.
3. Voy. Schœmann, Proleg. zu Plutarch. Agis u. Kleom., p. XXXVIII; Heinrichs, dans la Zeitschr. f. d. Gymn. Wesen, t. IX, p. 208; Droysen, dans le Neues lihein. Muséum, t. IV, p. 430;Schmidt, Pindar,p. 123 et 482.
postérieurs, d'un concours do cithare l. Le vainqueur recevait une couronne de lierre.
§ 4. — Les Isthmiques.
Les jeux isthmiques, avant de devenir une manifestation nationale, étaient comme les autres une fête particulière, qui réunissait les populations voisines. Cette fête était consacrée à Mélicerte, divinité évidemment phénicienne, que les Grecs nommaient aussi Palaemon, et qu'ils rattachaient par un lien généalogique à leurs demi-dieux nationaux -. Mélicerte ouMelkarth n'est autre que l'Héraclès de Tyr, patron des navigateurs phéniciens, et l'on ne peut douter que des navigateurs phéniciens n'eussent en effet fondé des établissements dans l'isthme. Plus tard, le culte de Melkarth fut, sinon étouffé, du moins éclipsé par celui du Poséidon ionien, que Thésée, désigné par la fable comme fils de Poséidon, institua, dit-on, dans ces lieux3. Il faut donc en conclure que la race ionienne, dont Thésée est le représentant, possédait alors, outre l'Atliquo et la Mégaride, l'isthme qui, après la conquête des Doriens, fut rattaché au territoire de Corinlhe. Les Isthmiques, aussi loin que remonte l'histoire, étaient une fête triennale. Elles se célébraient dans la première et dans la troisième année de chaque olympiade ou, pour parler plus exactement, entre la quatrième année et la première année de l'olympiade suivante, à la limite qui séparait la seconde année de la troisième. tombant tantôt dans le premier, tantôt dans le dernier mois de l'année olympique *. On a déjà vu, en effet, que 1rs calculs des divers Etals ne concordaient pas exactement. Toujours estil que ces solennités n'étaient jamais de beaucoup antérieures ou postérieures au solstice d'été. On ne sait au juste à partir de quel moment elles devinrent triennales; les indications
1. Plutarque, Philopêmen, c. 11; Pausanias, 1. VIII, c. 50, £ :>.
2. Apollodore. 1. III, c. 4, §3; Pausanias, 1. I, c. 14, § 11, et I. Il, c. I, s,:!; AUién^e (1. VU, c. Al, p. 296) cite une conjecture d'après laquelle Mélicerte n'aurait été autre que Glaucos.