‹ Antiquités grecquesChapitre 92 sur 567 · Thucvdide, 1. III, c. 92; Diodore, l. XII, c · texte numérisé non relu

Thucvdide, 1. III, c. 92; Diodore, l. XII, c

naît pour tous ceux qui concouraient à l'entreprise un égal partage des droits. Les émigrants appartenant à la classe pauvre recevaient de l'Etat des armes et une somme d'argent1. Pour présider au départ et à l'installation, on choisissait un chef nommé o'ixtam/jç, auquel étaient adjoints plusieurs auxiliaires chargés de mesurer et de partager les terres2, de fixer l'emplacement de la ville, et de veiller à toutes les opérations de même nature3. Mais il n'était pas toujours nécessaire de bâtir une ville ; souvent les colons étaient envoyés dans une cité déjà existante, que l'insuffisance de la population ou quelque événement disposait à les recevoir*. Parmi les auxiliaires des ommod, on distinguait un ou plusieurs devins ([Aàvrêiç), qui avaient mission, comme dans toutes les affaires importantes, de s'assurer de l'assentiment des dieux par l'observation des signes célestes. A l'occasion de la reconstruction par les Athéniens de la ville de Thurii sur les ruines de Sybaris, un devin alors célèbre, Lampon, est désigné comme oîxtTrrçç concurremment avec un certain Xénocrate". Le feu sacré était transporté du foyer national entretenu dans le prytaneion, et servait à allumer le foyer de la ville nouvelle6. Chacun des émigrants emportait de mêmeses autels privés, qui ne devaient pas cesser d'être en honneur dans sa patrie adoptive. Il n'est pas besoin de dire que la religion des grands dieux passait aussi delà métropole aux colonies, mais on y joignait quelqu'un des cultes que l'on trou-

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