‹ Antiquités grecquesChapitre 93 sur 567 · Libanius, Argum. Demosth, Orat. <hi Chersoneso, p · texte numérisé non relu

Libanius, Argum. Demosth, Orat. <hi Chersoneso, p

1. L'inscription de Bréa mentionne en particulier des yewv6{iouc.

3. On peut se renseigner sur les coutumes en vigueur, en lisant 1»' récit de la fondation de Mégalopolis, dans Pausanias, 1. IV, c. 27, § :;, et de celle d'Alexandria, dans Plutarque, Alexandre, 26.

4. Les coloris envoyés ainsi en masse s'appellent proprement £«oixot ; voy. Anliq. Jur. publ. Graec, p. 420, n° 1, etKrùger, .Notes mu- Thucydide, 1. 11. c. 27, S i. Dans un sens plus général, on désigne par le nom d'£rcÇîxoi tous les citoyens qui émigrenl d'une ville dans une autre où il sont autorisés à fonder des établissements. Sur la condition de ces Sthuxoi à Naupacte, on peut consulter les documents récemment publiés sous ce titre : Èrcolxta A.Axpwv ypâ|j.(j.7.T-/, t. implora ûnb I.|N. 0!xovo[juoo-j èxSoO. xat BtaXewx.i ev 1869.

5. Diodore, I. XII, c. LOj Plutarque, Praec. Reipubl. ger,, c 15.

ii. Hérodote, 1. I, c 46;voy. en particulier sur ce passage les remarques de Larcher.

vait établis, s'il s'en trouvail qui parussenl mériter cet honncur. Chaque colonie révérait en outre son oixiccifc, el celles qui remontaient trop haut pour avoir conservé le souvenir de leur fondateur, adoptaient comme tel quelque ancien héros, parfois même un personnage imaginaire1.

Chaque colonie avait une charte2 contenant des prescriptions générales sur son établissement et sur ses rapports avec la cité d'où elle était partie. Dans le cas où les émigrants étaient pris sans exception dans la bourgeoisie de la métropole, le parti le plus simple était que la colonie fût autant que possible constituée sur le même modèle. Mais s'ils étaient fournis par plusieurs états, et n'avaient pas pris soin de s'assurer des droits égaux, la population se trouvait nécessairement divisée en différentes classes. A côté de la foule il y avait les privilégiés dont les prétentions donnaient souvent lieu à des troubles et à des déchirements intérieurs ; c'est ce qui arrivait lorsqu'une cité recevait des colons (ewoixoi) qui n'allaient pas de pair avec les premiers habitants. Plusieurs exemples prouvent que les colonies payaient tribut à la mère patrie, qui se chargeait de leur choisir les autorités les plus considérables, voire même, en certaines occasions, des prêtres \ Telles n'étaient pas cependant les relations les plus ordinaires. Régulièrement les colonies, aux fêtes solennelles, envoyaient à la métropole des théories qui offraient des sacrifices aux dieux5. Lorsqu'ellesmêmes célébraient leurs fêtes, leshabitants de lamère patrie qui étaient présents, soit à titre d'ambassadeurs, soit comme sim-

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