Aristote, Polit., 1. IV, c. 3, § 8, et V, 2 § 10 et IL
4. Voy. les Schol. de Thucydide, 1. I, c. 25. — On peut consulter, sur les colonies envoyées de Sinope à Trapézonte, à Gérasonte et à Kotyora, Xénophon, Anahasis, 1. V, c. 5, § 7 et 10. Au sujet des yEginètes, nous savons par Hérodote (1. V, c. 83) que déjà dans des temps reculés ils portaient leurs affaires contentieuses, au moins les plus importantes, devant les tribunaux de leur métropole, Epidaure. Thucydide (I. I, c. 56) cite un èitiôajAtoupyôç envoyé de Corinthe à Potidée.
5. Thucydide, 1. VI, c. 3; Aristide, Eleusln., t. I, p. 416 éd. Dindorf; Schol. d'Aristophane, Nubes, v. 385.
pies citoyens, occupaient une place à part et avaient droit à des distinctions dans les cérémonies préliminaires1. Aux habitants de la métropole appartenait également la présidence des spectacles publics, ainsi que d'autres privilèges dans le détail desquels il est superflu d'entrer. Il était aussi d'usage que si une colonie en fondait à son tour une autre, elle ne le fît pas sans la participation de la métropole qui fournissait au moins le chef de l'expédition (o'ttucnfe)2. Il n'est pas cependant sans exemple que les colons se soient eux-mêmes choisi un chef \ et qu'une colonie, rompant avec la mère patrie, ait déposé le premier oîxtWjç, c'est-à-dire ait aboli sa mémoire et l'ait remplacé par un autre4. En général, l'histoire enseigne que dans les rapports des colonies avec la métropole les éléments de liaison eurent toujours moins d'effet que les motifs dissolvants. Une mention spéciale est due aux Clérouquies, qui se distinguent des colonies en général (àiw.y.i'at) en ce qu'elles étaient toujours rattachées à la métropole par un lien que rien ne pouvait briser. Nous n'avons de renseignements à peu près certains que sur les Clérouquies athéniennes", mais il n'est pas douteux que d'autres états en aient eu de pareilles6. Ce fut en Eubée que peu d'années avant les guerres médiques les Athéniens partagèrent pour la première fois un territoire qu'ils venaient de conquérir sur les habitants de Chalcis; cinq cents lots (xXîjpot) furent distribués à un égal nombre de citoyens pauvres. Peu de temps après, l'île de Scyros fut enlevée par Cinion aux Dolopes, mis pour leurs pirateries hors du droit des gens, et occupée par des y./^pojyot athéniens. Leninos et [mbros éprouvèrent de bonne heure le même sort. Des Clérouquies furent établies aussi sous Périclès et plus tard, les unes dans des con-
1. Thucydide, I. I, c. 25; ce passage n'est pas toutefois d'une enl clarté .