Thucydide, l. V, c
5. Voy. Boeckh, Staatshaush, der Lthener, l 1. p. 555 el suiv.
0. Voy. Schœmann, Antiq. Jur. publ. Grxc, p. 124, n° 6, Ross, Inscript, t. II, (V.); Bœckh, Staatshaush., t. Il, p, 703.
liées occupées par des barbares, les autres dans des îles ou des alliés infidèles furent dépouillés de leur territoire en tout ou en partie. Les vaincus n'eurent pas partout le même sort, à Scione et dans l'île de Mélos, durant la guerre du Péloponèse, tous les hommes adultes furent mis à mort1, les femmes et les enfants furent réduits en esclavage; quelquefois il y eut des expulsions en masse, comme à Potidée et à Mgine*. Ailleurs les anciens habitants furent laissés dans leur pays, mais sans autre ressource pour la plupart que de se faire fermiers ou mercenaires sous la dépendance de ceux qui les dépouillaient, à moins de tomber dans la condition plus triste encore des rceXaroK, qui ressemblait fort à la servitude11. LesLesbiens conservèrent le droit de cultiver leurs champs, en s'engageant à payer annuellement deux mines par chaque lot aux nouveaux propriétaires4, et maintinrent entre eux une espèce d'association communale5, tout en formant, bien entendu, une classe inférieure par rapport à celle des Clérouques et en restant visà-vis d'Athènes, dans la sujétion la plus étroite. Nulle part les Clérouques, bien qu'unis entre eux parmi lien communal et faisant gérer par des mandataires leurs affaires locales, ne cessaient d'être citoyens d'Athènes , membres des tribus, des dèmes et des phrathries, remplissant tous les devoirs6 et exerçant tous les droits civiques, comme s'ils n'avaient pas émigré7. Ils avaient aussi leurs tribunaux propres pour toutes
1. Thucydide, 1. V, c. 32 et 116; Diodore, L XII, c. 76; Isocrate, Panégyr., § 85 et 86.