‹ Antiquités grecquesChapitre 97 sur 567 · Thucydide, 1. III, c · texte numérisé non relu

Thucydide, 1. III, c

5. Antiphon, de Cxde Herodis, §77; voy. aussi les remarques de Maîtzner sur ce passage, p. 236.

6. Sur l'exemption des liturgies dont jouissaient les Clérouques, et sur les tributs auxquels étaient astreintes quelques Clérouquies, voy. Bœckh, Staatshaush., t. I, p. 704 et 565.

7. Un certain nombre d'entre eux conservaient en Attique leur résidence principale et affermaient les biens qu'ils possédaient au dehors ; d'autres

les affaires considérables; les juridictions locales n'étaient compétentes que dans les cas de moindre importance. Divers témoignages prouvent encore que l'on envoyait d'Athènes des prêtres et des fonctionnaires civils, que les résolutions prises dans ces assemblées devaient être sanctionnées par la métropole et que souvent desEpimélètes athéniens venaient voir ce qui se passait1. Naturellement ces mesures n'étaient pas réglées d'une manière absolue; elles variaient suivant les lieux et les circonstances.

Pour les Clérouquies des autres Etats, nous manquons de renseignements précis. Les Clérouquies athéniennes durent être abolies après la bataille d'/Egospotamoi ; quelques-unes cependant furent rétablies, lorsqu'Athènes recouvra la prépondérance maritime, mais elles ne furent jamais aussi nombreuses que précédemment2.

Il y a lieu encore, pour ne rien omettre d'important, de signaler des établissements à l'étranger, qui ne peuvent être considérés co'mmc des colonies proprement dites ou cnzowJLca. Il arriva souvent, en effet, que des commerçants s'installèrent hors de leur patrie d'une manière permanente. Lorsqu'ils étaient en petit nombre, ils vivaient à l'état de métèques, soumis aux conditions que devaient observer cette classe d'habitants; si au contraire ils étaient en force, ils formaient dos associations auxquelles le gouvernement local octroya il des privilèges plus ou moins étendus. A cette classe appartiennent les comptoirs fondés par les Ioniens dans L'Asie Mineure, par les Dorions et les Éoliens en Egypte, où le roi Amasis leur permit de se fixer à Naucratis3. On trouve également dans les villes grecques de semblables associations d'étrangers qui n'étaient pas confondus avec les métèques, et constituaient

habitaient alternativement l'un et l'autre pays; voy. les notes d'Arnold sur Thucydide, I. III, e. 50.

1. Voy. Bœckh, Staatshaush. , t. I, p.564; Bergk,dans la Zeitschr. fur die A.lterthumsw., 1855, p. 166. Sur les stratèges et les hipparques envoyés d'Athènes à Lemnos, voy. A. Schsefer dans le ./<////•/>. /'. Philol., t. XVIII, p. 28 et 29, el Kirchhoff, Zur Gesch. d. A.U. Kleruch.auf Lemnos, dans ['Hermès, i. I, p. 221 .

2. Voy. A. Schœfer, D mosthenesu. seine Zeit, i. I, p. 30, 87 e

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