LA PERSÉCUTION RECOMMENCE
notre fidélité et de notre obéissance envers Sa Majesté »
Les mois s'écoulaient. Fontarabie, Saint-Sébastien avaient été pris et les vaisseaux de Philippe avaient été brûlés ; l'Espag-ne était vaincue. Aucun changement ne s'était encore produit dans la condition des protestants; mais l'espérance d''un état de choses meilleur vivait toujours, et l'on continuait, sans être trop inquiété pur les troupes, à fréquenter les assemblées. Cette espèce de liberté entretenait les illusions.
Ni les édits cependant, ni les ordonnances n'avaient été abrog'és. La cour n'avait point dévié de sa lig-ne de conduite, et si, quelques mois durant, elle s'était relâchée de la sévérité dont elle avait déjà donné tant de preuves, elle n'avait nullement songé à promulguer un édit de tolérance. Les événements l'avaient momentanément oblig'ée de suspendre l'application des ordonnances, mais elle entendait bien la reprendre, dès que la prudence et la politique lui en donneraient le loisir et la permission.
Elle le prouva bientôt.
En Bretagne, en 1720, le substitut du procureur général se plaignit que plusieurs religionnaires négligeaient ou refusaient d'envoyer leurs enfants aux écoles catholiques. Le parlement ordonna aussitôt à tous les pères, mères, tuteurs, de les y envoyer, « et nommément ceux issus de parents qui ont fait profession de la R. P. R.,.» — sous peine de
, ' N" 1, .t. n, p. 134 Page détachée, sans date ni signature. Ce ilnit êtri' un IVagnient de sermon du île lettre pastnrale.