EN BRETAGNE, EN DAUPHINÉ
cent livres d'amende. La Vrillière écrivait de son cùté à l'intendant :
« Son Altesse Royale ayant appris que les déclarations du Roi sur l'instruction des enfants des nouveaux convertis, étaient fort négligées, m'a ordonné de vous écrire que son intention est que, dans l'étendue de votre département, vous teniez la main à ce que les instructions publiques se fassent régulièrement par ceux qui en sont chargés, et que les pères et mères, tuteurs et curateurs y envoient leurs enfants sous les peines y portées. »
La même année, un marchand de Saint-Saturnin fut accusé d'empêcher ses enfants d'aller aux offices et aux instructions de l'église. Quelques mois se passèrent; l'ordre arriva un jour d'enfermer ses deux filles au couvent des Ursulines et son fils au couvent des Mathurins
En Dauphiné, les protestants continuaient de passer la frontière pour aller faire bénir leurs mariages à (renève. « Je les ferai arrêter, écrivit Médavid, et traduire à leurs frais dans la tour de Crest ou dans les prisons les plus prochaines, jusqu'à ce qu'ils aient fait réhabiliter leurs mariages aux formes ordinaires de l'Eglise... C'est de cette manière que j'en use dans les autres diocèses de l'étendue de mon gouvernement, où l'on s'aperçoit que ce châtiment a beaucoup rebuté leur ardeur à cet égard ^ »
Dans le Poitou, les assemblées se multipliaient, devenaient de plus en plus nombreuses à Niort, à Saint-
' V. Histoire des Eglises de Bretagne, etc., p. 219 et siiiv. V. La So(:i('t(' protestante dans les Haates-Alpes, etc., p. 425 4!»5, 505 (1720.)