‹ Antoine CourtChapitre 119 sur 251 · LA PERSÉCUTION DANS LE POITOU · texte numérisé non relu

LA PERSÉCUTION DANS LE POITOU

Maixent et dans les autres lieux « infectés. » De la Tour, l'intendant, ne savait à quelles mesures recourir pour arrêter le mal, et Cliamilly s'adressait chaque jour à Paris pour demander des instructions. Les instructions ne tardèrent pas à arriver : « J'ai trouvé, lui manda-t-on, S. A. R. dans les mêmes sentiments que je vous ai marqués par ma précédente, savoir qu'on ne fasse encore autre chose qu'arrêter les prédicants, les lecteurs, ceux qui prêteront leurs maisons pour tenir les assemblées et quelques-uns des principaux qui les composent '. » Et quelques jours plus tard : « J'apprends avec plaisir l'emprisonnement du prédicant de Niort. S. A. R. est persuadée qu'en s'attachant, comme vous le faites, à faire suivre et arrêter ses semblables, on parviendra facilement à dissiper les assemblées dont ils sont les mobiles^... » Rien n'empêcha cependant la continuation des assemblées, ni la prise du prédicant, ni les courses de la maréchaussée. — Que faire ? On afficha dans toutes les villes et tous les villages l'ordonnance déjà vieille de 1716.

« Comme ces gens, Monsieur, qui s'assemblent au préjudice des défenses portées par les déclarations du Roi se laissent séduire de la fausse idée que, n'ayant point été renouvelées dans ce règne, ils peuvent se dispenser d'y obéir, je vous adresse, par ordre de S. A. R., une ordonnance qui, sans rien prescrire de nouveau, déclare nettement l'intention de Sa Majesté sur l'entière observation des anciennes déclarations. Vous aurez agréable de la faire publier, afficher et exécuter, de concert avec M. le comte de Ghamilly auquel j'en envoie autant

1 Archives nationales 0 ' 368, p. 32. (Mars 17iy.) ^Ihid., p. 39.

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