‹ Antoine CourtChapitre 122 sur 251 · LA PERSÉCUTION EN LANGU]>;DUC · texte numérisé non relu

LA PERSÉCUTION EN LANGU]>;DUC

duc de lioquelaure entreprit un voyag-e dans la pvo- ^ ince, fit comparaître devant lui les principaux protestants de chaque ville, et après leur avoir défendu de tenir des assemblées, il leur déclara qu'ils avaient tout à espérer de la bonté du Régent, mais tout à craindre de sa sévérité, s'ils persistaient à enfreindre ses ordres. Et en même temps, il demandait à la cour qu'elle voulût bien mettre aux ordres du duc de Roquelaure le commandant d'Alais, M. d'Yverni. « Il fallait, disait-il, lui officier de caractère dans le pays, a\ec des pouvoirs suffisants. » Cela se passait une année à peine après la députation de M. de Beaulieu '. En

lettre ci-jointe, sur ce que le sieur Chomel de Saint-Laurent, l'eligiounaire très-opiniâtre, n'envoie pas sa fille aux instruptîons ; et sur le compte que j'en ai rendu au Roi, Sa Majesté m'a expédié l'ordre que vous trouverez ci-joint pour faire mettre cette fille dans le couvent de Sainte-Claire de la ville deLavaur; et il sera h propos que vous teniez les uiains à ce qu'il paye la pension et les frais de l'exécution. On ne peut. Monsieur, vous honorer plus parfaitement que je le fais. »

« Signé : Saint-Plorentin. »

— Le 25 septeniljre 1720, rarclievêque. de Narboune faisait encore demander au marquis de la Vrillière qu'on voulût bien enfermer au collège des Jésuites de Toulouse un jeune protestant de cette ville. « D'ailleurs, ajoutait-il, il a du bien suffisamment pour être entretenu.»

Nous ne mentionnons aussi que pour mémoire les lettres de ce genre-ci :

« A Monsieur Azaïs. J'ai reçu, Monsieur, avec votre lettre du 25 du mois demie*, un mémoire qui contient vos raisons sur les plaintes que l'on m'avait portées contre vous. Vous ne pouvez disconvenir qu'elles avaient quelque fondement, puisqu'il est certain que vous avez fait, un jour maigre, un repas en maigre et en gras, publiquement, dans un pré, ce qui a causé du scandale. Soyez donc plus ciri:onspect il l'avenir, sans quoi on ne pourrait s'empêcher de sévir contre vous. »

« Signé : La Vrillière. »

liulle.t., t. VII, p. 38,

' V, Histoire de C Eglise de Montpellier, etc., p. 265.

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