‹ Antoine CourtChapitre 139 sur 251 · I.KT llU': DE l'ICTKT · texte numérisé non relu

I.KT llU': DE l'ICTKT

Cuurt s'était absenté; il se trouvait eu ce moment à Genève. C'est de là qu'il encourageait les pasteurs étrang'ers, ses amis, à s'occuper de cette g'rave affaire. En attendant, il écrivait contre les femmes qui se mêlaient de prêcher. Saint Paul, disait-il, n'a jamais permis aux femmes d'enseig'iier. Et après avoir établi cette thèse :

« Si quoiqu'une de nos prédicantes, ajoutait-il, a assez do savoir et de zèle pour convertir certain pécheur ou pour maintenir la religion là oii elle est établie, (juand il n'y aura point de ministre en cet endroit là, (lu'elle s'attache par des représentations à ramener ce pécheur, à consoler l'aflligé, à visiter le malade, à instruire la jeunesse, à fortifier le faible; mais (jnelle fasse tout cela par des entretiens charitaliles, jiar des visites particulières: qu'elle ne s'émancipe jamais à prêcher, ni a paraître un docteur dans une assemblée dûment convoquée. »

Et ailleurs :

i( Peut-on injurier davantage 1 Esprit de Dieu qu'en le faisant auteur des rêveries et des singeries d'une Tibaude, d'une Valeiitine, d'une Boureillede Grand-Gallargues, et de Uint d'autres '! >.

Cédant enfin aux pressantes sollicitations de Cortei^ et de Court , Pictet publia sa fameuse Lettre sur ceux qui se croient inspirés ^.

Ce n'était pas la première fois que l'on s'adressait dans ce but à (lenève. En 1714 déjà, des fanatiques ayant paru à Erlan, on avait demandé à la vénérable Compag'iiie (pielle était la conduite qu'd fallait tenir à leur ég-ard. En 1717, le modérateur avait prié

1 N" 7, t. I, p. 181 (1720.) el p. 48. (n^l.)

' Lettre sur ceux qui se croient inspirés. Biljliuthéque de Genève. (Recueilde diverses pièces, t. XXV.) Cette lettre parut probablement au mois de juin 17:21. — V. aussi Pièces et documents, n" IX.

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