IL PRÊCHE DANS UNE ASSEMBLÉE
vemeut de femmes. On le loua et on l'applaudit fort ; peu s'en fallut qu'on ne ne le reg-ardàt comme « un ang-e envoyé expressément du ciel pour prêcher. » De cette époque date vraiment son ministère.
« Les heureux résultats de mon ministère naissant, dit-il, ne laissèrent pas que de me persuader bientôt que Dieu approuvait le désir que j'avais de me consacrer à sa gloire et au service de son Eglise, et que ma yocation était céleste et divine. Quoique jeune, je prévoyais toutes les elYrayantes suites qu'entraînait après elle cette résolution de me consacrer au sprvicc des Eglises sous la croix Mais la ferme persuasion où j'étais que Dieu approuvait mon dessein, qu'il veillerait pour ma conservation, qu'il m'accorderait toujours sa protection, pourvu que je ne m'en rendisse pas indigne, et que sa providence ne manquerait pas de me faire sortir heureusement de toutes les épreuves par où elle voudrait bien me faire passer, m'affermirent dans ma résolution. Je conclus plus d'une fois que je ne devais rien avoir d'assez cher dont je ne fisse le sacrifice pour une Eglise en faveur de laquelle le propre fils de Dieu avait bien voulu perdre la vie sur un infâme bois, et que rien ne serait plus glorieux pour moi que de perdre la mienne, si le Seigneur m'appelait pour une cause qui m'avait paru si digne do l'amour le plus parfait ^ »
Dans ces dispositions d'esprit, il continua sa course à travers le Vivarais. Son jeune âg-e, sa prédication chaleureuse, son désintéressement, son infatigable activité et cette sorte d'auréole qui entoure l'homme destiné à accomplir de g-randes choses, lui avaient g'ag-né les montag-nards et lui donnaient une véritable popularité. La paix d'Utrecht venait d'être conclue. Cette paix impatiemment attendue par les relig'ionnaires ,
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