‹ Antoine CourtChapitre 162 sur 251 · ÉCOLES, MARIAGES, ASSEMBLÉES · texte numérisé non relu

ÉCOLES, MARIAGES, ASSEMBLÉES

blables « marques de véritable repentir ' ! » Les consistoires n'étaient déjà i)lus en nombre suffisant, et il avait fallu nommer de nouveaux Anciens. On avait même décidé que les colloques se tiendraient désormais deux fois par an, dans cliaque quartier, pour examiner à la fois la conduite des Anciens qui s'acquitteraient mal de leur charg-e , et se concerter sur les mesures les plus effficaces « pour l'extirpation des vices et la propagation de la foi »

Et c'était par des faits, par des actes quotidiens, que se montrait et se prouvait ce réveil du protestantisme.

Les religionnaires n'envoyaient plus leurs enfants à l'école. Un curé ordonna un jour au maître d'école de sa paroisse de conduire tous ses élèves à l'ég'lise ; le maître d'école promit d'obéir. Mais (juel ne fut pas son embarras, lorsqu'il voulut tenir sa promesse ! Dès que les petits buguenots entendaient le son de la clocbe, ils se sauvaient et laissaient leur maître seul avec le curé ^.

Les baptêmes et les mariages au Désert devenaient de jour en jour plus nombreux. Quoi qu'il en coûtât, on prenait l'habitude de confier aux mains du prédicant les actes de l'état civil.

Quant aux assemblées, elles se multipliaient. « On me donne avis, écrivait Saint-Florentin, qu'il ne reste plus de traces de religion dans certaines provinces où les curés se trou^ent (quelquefois seuls dans leurs ■ églises ; que les assemblées des religionnaires sont fré-

> N" 7, 1 I, p. 4-40. (1123.) 2 Ihld.

'Ihiil, p. isy. (1121.)

Page 1