INDIFFÉRENCE DE LA FRANCE
croyait arrêter l'essor de l'opinion naissante. On l'excitait. Peu à peu, devait se former en France, moins par conviction que par haine de l'oppression, un })arti ([ui revendicpierait hautement, sinon la liberté religieuse, du moins la tolérance. En 1724, après la Henriade^ les protestants n'avaient pas eu de défenseurs : Calas devait avoir \'oltaire.
Nous ne nous enibiU'rassous pas de quelle religion esl un lionune; nous le chérissons et encourageons, secourons, dès qu'il a du mérite. Depuis la jjersécution injuste et encore plus mal avisée excitée contre notre religion en France en 1686, environ dix mille familles françaises ont fait fortune chez nous, et aujourd'hui encore nous nous ta.wns volontairement pour faire suljsister tous les pauvres Français réfugiés! .. Il faut rendre justice à M. de Voltaire, la Henriade est pleine des plus beau.\ morceaux et des plus forts qu'on ait jamais écrits contre la persécution; en cela nous louons la noblesse de son âme; mais eu cela aussi, nous nous plaignons qu'il n'ait pas assez distingué les jjrotestants qui tolèrent tout d'avec les papistes qui persécutent tout. »