‹ Antoine CourtChapitre 174 sur 251 · DUPLAN ENTRE EN FONCTIONS · texte numérisé non relu

DUPLAN ENTRE EN FONCTIONS

cette riomnie il nuffît h tien frais de correspondance, à ses voyag'Bs et à toutes les dépenses qu'il serait obligé (le faire. Telle était encore la pauvreté des relig'ionnaires, qu'il ne toucha jamais ces cinquantes pistoles. « Je ne les ai pas encore, lui écrivait Court, mais on travaillera incessamment à les lever » Duplan, d'ailleurs, ne demandait pas d'émoluments ^ « Dieu, avaitil dit, sera mon ])()urvoyeur et ma récompense en même temps. »

Duplan s'était fixé depuis une année à Genève. Dès qu'il eut reçu ses lettres de créance et qu'un Synode tenu en Dauphiné l'eut confirmé dans sa charge, il s'occupa, sans tarder, de sa délicate mission ^

La plupart des g-randes familles genevoises étaient bien disposées pour les ég-lisesde France. Antoine Court avait réveillé pendant son séjour les anciennes sympathies et les anciens dévouements. Calendrin, il est vrai, et Pictet étaient morts. Mais, pleins d'ardeur et d'inépuisable charité, vivaient encore les Maurice, les Vial, les Turrétin. Duplan espérait trouver, auprès de ces

1 X" 7, t. II, p. 291.

* Au mois ilejuillet 1725, il l'éclaiiia cependant quelque argent; mais, lies ilemêlés étant .survenus, il retira sa demande.

' Ici, malheureusement, nous n'avons pas les documents qui pourraient nous l'aire en quelque sorte assister h la Condation du séminaire de Lausanne. Ils existent cependant, ils sont entre les mains du Comité de la Bourse française de Genève; mais le Comité les tient secrets. M. Munier, ancien recteur de l'Académie de Genève, a bien voulu nous donner quelques renseignements ; il nous a été toutefois impossil)le de rien savoir de précis. Il faut marcher dans l'obscurité, en tâtonnant, n'ayant pour guide que quelques lettres trop rares. Nous croyons malgré tout être dans le vrai chemin, et n'avoir rien aflirraé qui ne trouve sa ronlirniatiou dans les papiers'secrets du Couiilé.

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