‹ Antoine CourtChapitre 175 sur 251 · FROIDEUR DE GENÈVE · texte numérisé non relu

FROIDEUR DE GENÈVE

hommes et des grandes familles dont ils étaient les amis et comme les directeurs, un accueil sympathique et même chaleureux. Au surplus, le dessein pour l'exécution duquel il demandait des secours n'était point nouveau. Antoine Court s'en était souvent entretenu, et peut-être même était-il né de quelques conversations avec Pictet. Tout semblait donc assurer le succès des premières démarches du député. — Quel ne fut pas son étonnement, lorsqu'il se heurta à des froideurs mal déguisées ou à des refus catégoriques !

<< dette ville, écrivait- il bientôt, ne peut; ou ne veut plus tuurnir à une quantité extraordinaire de pauvres qui augmente tous les jours, soit à cause du dérangement du commerce, soit à cause de la vanité ou de l'avarice qui régnent; chez les plus riches. Je n'ai pu recueillir de la charité que quelques vieux livres et environ vingt écus. Je me suis épuisé pour ne point laisser l'occasion de fournir à ma patrie des secours pour l'instruction et pour le salut des pasteurs et du peuple*. »

Aussi attristé que surpris de cette réception, il s'adressa à l'archevêque de Cantorbéry. Il lui parlait de la miraculeuse conservation du protestantisme français, du nombre et du zèle des religionnaires, des secours dont ils avaient besoin et de l'appui qu'ils lui demandaient auprès de Sa Majesté Britannique ^ Le prélat répondit-il favorablement? On ne sait. Mais plus tard l'Angleterre se fit remarquer entre les divers pays protestants par sa générosité. Duplan enfin entreprit un assez long* voyage en Suisse pour quêter des subsides. On le reçut partout avec une respectueuse

1 N" 12, p. 75. (Septembre 172.5.) « Ihid., p. 95.

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