‹ Antoine CourtChapitre 179 sur 251 · LE SECOND ÉTUDIANT ; ROUX · texte numérisé non relu

LE SECOND ÉTUDIANT ; ROUX

cliose : le secret, mais ils l'exig-eaieut. « Nous sommes très-sensibles, écrivit aussitôt Court, aux bontés de ces pieux et charitables personnages qui veulent bien se donner le soin et faire la dépense de l'entretien de deux de nos proposants. Remerciez-les-en bien de notre part. Des secours de cette nature nous sont si avantageux, que les soins que vous vous êtes donnés pour les obtenir méritent plus que des louanges » Un jeune homme fut aussitôt choisi pour aller étudier à Lausanne, et s'achemina vers la Suisse. C'était le proposant Roux, originaire de Caveirac, dans le diocèse de Nîmes.

Ainsi le principal objet de la députation de Duplan était presque réalisé. Quelques hommes « pieux et charitables » s'étaient engagés à subvenir aux dépenses de dèux étudiants, et non-seulement des deux premiers, mais encore de ceux par lesquels ils seraient successivement remplacés. Ils entretiendraient, disaient-ils, deux jeunes gens, et après « ces deux, deux autres. » Certaines difficultés, il est vrai, surg-irent, mais elles furent bientôt résolues.

(^uels furent ces bienfaiteurs ï On ne peut se livrer qu'à des suppositions. Ils habitaient la Suisse, voilà tout ce que l'on sait. Les protestants de Hollande, d'Angleterre ou d'Allemagne, ne contribuèrent que plus tard aux dépenses du séminaire.

Aucun fonds d'ailleurs n'était réuni. Ce devait être une cotisation annuelle que le député prélevait selon les besoins, et les besoins étaient petits. « Tout ce que

' N" 7, t. III, p. 186. (Avril llZu)

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