‹ Antoine CourtChapitre 180 sur 251 · INACTION FORCÉE DE DUPLAN · texte numérisé non relu

INACTION FORCÉE DE DUPLAN

je puis VOUS dire, écrivait-il plus tard, c'est (jue uos revenus sont petits et fort casuels, et qu'à mesure (|u'on reçoit, on distribue pour l'entretien des proposants » Il faut remarquer toutefois que, dès cette année 1727, un comité choisi par les bienfaiteurs fut probablement constitué à Genève pour recevoir et distribuer les sommes collectées. On l'appela, dans la suite, l'hoirie.

Les ég-lises n'allouaient à Duplan aucune indemnité, et celui-ci, trop pauvre pour voyager à ses frais, ne pouvait aug-menter le nombre des bienfaiteurs, ni accroître les ressources nécessaires à la fondation du séminaire. Cette inaction le chag-rinait. Il disait volontiers que, s'il avait trouvé une pistole en Suisse, il en trouverait dix, ving-t, trente, en Allemag-ne, en Hollande et en Ang"leterre*. Ailleurs, il ajoutait que certainement il rencontrerait dans les pays protestants « des personnes pieuses qui contribueraient avec plaisir pour le tabernacle du Fils de Dieu dans notre chère patrie » Mais l'argent manquait, et, malgré ses pressantes sollicitations, on ne pouvait fournir à uue si dispendieuse entreprise.

Duplan se résigna à rester en Suisse.

Ne pouvant aller lui-même exposer les besoins des religionnaires, il se décida à les exposer par écrit. Les réponses qu'il reçut furent toutefois peu favorables, et les secours rares ou insig-nifiants. On restait froid. « Je vous le dis avec regret et avec douleur, à la

1 N» 12, p. 247. (1729.) « Ibid., p. 196. (1728.) 3 Ibid., p. 210. (Mars 1728.)

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