CHAPITRE X
QUATItE ANNÉES DE LUTTES 1725-1:2!.'
A l'étrang-er, se fondait mystérieusement pour les tiglises de France un séminaire, pépinière de prédicants hardiset forts. C'était bien. La Déclaration de 1724 pou- \ ait être désormais appliquée dans toute sa rig'ueur ; il faudrait bien des fois dresser Féchafaud avant d'épuiser la liste de tous ceux qui se disposaient à le braver. Deux choses restaient maintenant à faire : retenir les protestants « dans la foi ; » aug'menter leur nombre, s'il était possible. La persécution allait en effet sévir : il fallait craindre les faiblesses et redouter les apostasies,
Antoine Court, au Synode 1725, n'avait pas seulement proposé d'élire un député général ; il avait formulé d'autres propositions
Au commencement de l'année, il avait failli être pris. Tandis qu'il prêchait dans une maison, les soldats avaient fait irruption, et il n'avait du son salut qu'à un heureux hasard et à son sang* -froid. Mais plusieurs assistants avaient été faits prisonniers. Un d'eux
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