CRÉATION D'UNE CAISSK DR SECOURS
avait été relâché, quatre avaient été retenus, jug'és et condamnés aux galères par le sénéchal de Nîmes On voulait les retirer de prison, et le seul moyen, c'était de racheter leur liberté. Le prix était élevé. Court avait essayé de faire une collecte pour la rançon des galériens ; il n'avait pas réussi : la misère était trop grande. Cas grave, et qui allait souvent se reproduire. 11 invita donc le Synode à créer un fonds public destiné à secourir « ceux qui soutiraient pour l'Evangile; et, ajouta-t-il, — car sa pensée embrassait tout, — « et ceux aussi qui travaillaient au ministère. » Une collecte générale et extraordinaire se ferait, et les églises seraient invitées à y contribuer dans la limite de leurs moyens. Cela, « tant par donations entre vifs que par leg's testamentaires % » conformément à la délibération qu'avait prise autrefois le Synode national de 1620. On établirait dans chaque quartier un trésorier pour recueillir les dons; quand le fonds serait constitué, un colloque aurait charge de distribuer les secours, suivant les besoins et les infortunes Le Synode accueillit avec faveur cette proposition et pria Antoine Court d'écrire sur ce sujet une lettre pastorale aux églises. « J'y travaillerai, s'il plaît au Seigneur, disait Court quelques jours après, mais hélas ! que de sujets indigents ou peu zélés ma lettre va rencontrer " ! » Le Synode décida en second lieu qu'un prédicant
' Le Parlement de Toulouse cassa plus tard l'arrêt.
* Legs testamentaires, mais faits oralement. Le protestant n'existait pas devant la loi; il ne pouvait légalement ni testei- ni disposer de ses biens.
8 N» 7. t, H. p. 16L (Mai 1785.)
* Ibld.