‹ Antoine CourtChapitre 184 sur 251 · CONFÉDÉRATION DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

CONFÉDÉRATION DES ÉGLISES

serait député vers les églises du Vivuruis pour y consolider l'ordre, et vers celles duDauphiné pour eng'ager ces dernières à s'unir « à leurs sœurs du Lang-uedoc. » Court avait résolu de faire entrer toutes les églises du royaume dans une espèce de confédération. Contre les persécutions prochaines, il fallait, en effet, grouper en faisceau les forces disséminées'.

Le proposant Bouvière fut chargé de s'entendre avec Roger sur l'union des églises du Dau})hiné et du Languedoc. La mission n'était point difficile ; Roger qui l'avait provoquée était incapable de susciter des obstacles ^. Rouvière passa dans le Vivarais qu'évaugélisait le courag'eux Pierre Durand, en visita les églises, établit des Anciens, et après avoir rencontré Roger, le pria de convoquer un Synode où serait exposée la mission dont il était investi

Le Synode se révmit bientôt *. Roger, qui en était le modérateur, proposa de recevoir la « sommation des égUses sœurs, comme un effet .de leur soin charitable, et de signer leurs règlements en signe de parfaite et éternelle union. » Il fit toutefois observer que cette déférence n'impliquait aucun aveu d'infériorité, et que

1 N» 7, t. II, p. 161. (1725.)

* Roger, de son côté, demandait que le Dauphiné s'unit au Languedoc. « Alors M. R., dit son biographe (N" 17, vol. B), crut que, pour mieux faire recevoir l'ordre aux protestants de cette province, il n'avait pas un meilleur moyen que de demander une lettre de sommation auxMessieurs du Languedoc pour le Dauphiné et le Vivarais, pour les engager à se soumettre à l'ordre, parce qu'un corps mieux rangé serait mieux en état de se soutenir; sur quoi les Messieurs du Languedoc ayant répondu, ils réunirent, avec le secours de Dieu, et rangèrent les choses dans l'ordre qui règne à présent. »

3 N"7, t. II. V. aussi u" 1, t. III, p. 379. (Juin 1725.)

^ Juin 1723.

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