‹ Antoine CourtChapitre 185 sur 251 · DU DAIIPHINÉ ET DU LANGUEDOC · texte numérisé non relu

DU DAIIPHINÉ ET DU LANGUEDOC

le Lang'uedoc, en prenant l'initiative de cette mesure, ne pourrait en aucune façon aspirer à une forme t|uelconque de domination'; il insista même sur ce point. Domination ! s'écria Court. « Nous ne sommes pas assez amis du superbe et aveug-le Vatican pour adopter ses maximes, ni pour imiter sa conduite » Toutes les conditions furent acceptées.

« On traita, dit Corteiz, une alliance fort étroite entre les églises (lu Languedoc et celles du Vivarais et du Dauphiné, et on dressa quelques articles pour serrer plus étroitement cette union; en voici la copie ;

« En premier lieu, que le Languedoc ne recevra point dans ses Synodes, ou autrement, des ministres sans le consentement des Synodes du Vivarais et du Dauphiné; et réciproquement, le Dauphiné et le Vivarais ne recevront point de proposants dans le saint ministère, sans le consentement et l'approbation des Synodes du Languedoc. Ce qui donna Heu à cet article fut la crainte que quelque proposant déhnquant ne fut surprendre les pasteurs de ces Synodes, et que le saint ministère ne fût exercé par des personnes indignes.

« Le deuxième article, que nous recevrions tous les quarante articles de la confession de foi dressés et reçus par les églises réformées de France ; que nous aurions mêmes doctrines à l'égard des dogmes, mêmes règlements à l'égard de la discipline, et que nous nous donnerions mutuellement les secours nécessaires dans tous les cas, sans qu'il y eût jamais rien qui pût avoir le moindre air de réliellion contre la couronne de notre Roi \ »

Curieuse préoccupation, et d'autant plus dig'ue de remarque, qu'il se passa dans cette même assemblée

1 N° 1, t. III, p. 383.

« N» 7, t. II. (Juillet 1725.)

* N° 17, vol. H, p. 538. Relation historiqtie, etc.

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