‹ Antoine CourtChapitre 187 sur 251 · PREMIER SYNODE NATIONAL · texte numérisé non relu

PREMIER SYNODE NATIONAL

querelles théolog-iques. Quelle place, en ces temps de persécutions, pouvait-on donner aux discussions qui avaient ag'ité pendant le dix-septième siècle le monde protestant, et dont on entendait encore en Suisse les derniers éclios? Une seule chose importait : la restauration du protestantisme.

Lorsque Antoine Court coniuit le résultat de la dépuration de Rouvière : « Nous bénissons Dieu, lui écrivit-il, de l'heureux succès de votre importante commission. » Heureux événement en effet et de g-randc importance! Mais ce n'était qu'un commencement. Duplan, conseillé par quelques personnages de la Suisse, venait d'écrire qu'il serait nécessaire de tenir un Synode général où se réuniraient les députés du Vivarais, du Dauphiné, du Languedoc et des Cévennes'. On pourrait ainsi, disait-il, prendre des mesures communes « pour la propagation de l'Evangile. » Court trouva le conseil judicieux ; la convocation d'un Synode général fut décidée *.

Une première assemblée se tint vers la fin de cette même année ^, mais, soit que les députés n'y eussent pas été en nombre suffisant, soit qu'on y eût résolu de se réunir une seconde fois, d'une façon plus solennelle, ce ne fut que le 16 mai 1726, au fond d'une vallée du Vivarais, que s'ouvrit après une interruption de soixante-six ans le premier Synode général des églises réformées de France.

On l'appela Synode national.

' Duplan séparait toujours les Cévennes et h' \'ivarnis du Langiieiloc.

« N» 7, t. II, p. 181. (Juillet 1725.)

» N"7, t. III, p. 127. (Septeinl.ro 1725.>

Page 1