DIVISION DU LANGUEDOC EN QUARTIERS
couru un peu à l'aventure le Lang'ued.oc. Missionnaires toujours prêts à partir, ils allaient où les fidèles les appelaient. De là, un fâcheux état de choses. Certaines églises étaient trop visitées ; d'autres étaient trop nég'iig'ées et n'entendaient qu'à de longs intervalles les exhortations des pasteurs ' . Or, ([uelle que fût l'ardeur de la piété, le contact incessant des prédicants avec les fidèles pouvait seul désormais empêcher qu'elle ne s'éteig'nît. I^e Languedoc fut donc divisé en sept quartiers, et à chacun de ces quartiers fut attaché un proposant. Outre les assemblées publiques que celui-ci convoquait, il devait instruire les familles où il logerait, réunir de petites sociétés particulières, }■ faire des exercices de piété, et interroger les fidèles sur le catéchisme. Dans ses courses, il assemblait en colloque les Anciens, leur faisait rendre compte de leur conduite, et leur adressait censures ou élog'es, publiquement, selon qu'ils le méritaient. Il ne restait enfin que six mois dans un même quartier; deux fois par an, les Synodes assig-naient un champ différent à son activité ■.
Quant à Court et à Corteiz, les deux seuls pasteurs du Languedoc, ils s'étaient partagé la province entière. Sans poste fixe, ils couraient le pays. Ils entreprenaient de longues courses k travers les églises, baptisant, mariant, donnant la communion. Voilà le seul moyen, disait Court, de « fournir à l'instruction d'un grand peuple^. »
' N" 7, t. Il, i). 2011. (1■7^J.) 5 V. Pièces et docunieiils ii" » N" 7, t. III, p. 1:^7. (i7?fi.)