‹ Antoine CourtChapitre 20 sur 251 · DANS LE DAIIPHINÉ, LE LANGUEDOC, ETC · texte numérisé non relu

DANS LE DAIIPHINÉ, LE LANGUEDOC, ETC

bro de vaisseau, malg'ré le péril, il org'anisa un culte rég'uliei'.

Quelques mois après, Court quitta les « confesseurs » et r(!tourna à Nîmes. Il avait reçu la lettre d'un prédicant nommé Corteiz qui l'exhortait à venir reprendre son ministère au milieu des populations dont il a^•ait naguère satisfait par sa prédication les besoins religieux. Dès son arrivée, il convoqua les relig'ionnaires, tint au Désert des assemblées, et excita un empressement si g'rand qu'il eut tout lieu de craindre le réveil de la sévérité des gouverneurs et les surprises des troupes, toujours prêtes à courir le pays.

Les relig'ionnaires regardaient en efïet de plus en plus Antoine Court comme le chef du parti et se g-roupaient volontiers autour de sa personne. Les espoirs si affaiblis commençaient à renaître, et la foule reprenait courag-e, puisque la Providence avait, croyait-elle, suscité à l'Eglise persécutée un tel apôtre et un tel défenseur. Pour lui, rien ne le lassait. Toujours en marche, il apparaissait chaque jour dans une nouvelle localité C'est ainsi qu'il visita cette même année, Anduze, Saint-Jean , Saint-Germain de Calberte, Saint- André de Valborgne dans les Cévennes, puis tous les villages baignés par ce Gardon que devait chanter Florian. Soutenu par le sentiment de la mission qu'il accomplissait, il n'avait nulle crainte de la mort et la bravait avec une intrépidité sereine. Il encourag'eait les forts, relevait les faibles, poUr tous il avait des paroles de paix et de consolation. Aussi le mouvement reli-

• « Un soir, dit-il, que j étais sur la plate-forme Je mon logis, réfléchissant sur l'étiU. des fidèles du Languedoc, me les représentant

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