M2 RÉCITS D'AVENTURES
— Deux ans plus tard, liarassé de fatig-ue, il entra dans un caljaret sur le hord d'une route. Survint un personnag-e qui n'était autre que le commandant de la g-aruison d'un villag-e voisin. Le personnag-e l'interrog-ea, et lui demanda avec autorité qui il était et oii il allait. Court répondit qu'il allait à Nîmes, et que, s'il avait quelque chose à lui ordonner, il se mettait à sa disposition. Le commandant de s'adoucir aussitôt, d'assurer qu'il était très-sensible à ses oblig-eantes offres de service, qu'il avait deux lettres à faire jeter au courrier, mais qu'elles n'étaient pas cachetées et qu'il craindrait de le trop retarder, s'il le priait de les attendre. Court insista, entra dans le cabinet du commandant, donna un faux nom, le lieu de son log'is, et prit les deux lettres dont l'une était pour Rocj[uelaure et l'autre pour Bâville. « Ainsi se tira-t-il d'une aventure qui pouvait lui être des plus funestes, et des mains d'un homme dont le jorincipal emploi était de le faire arrêter et qui vraisemblablement a^•ait son signalement'. »
Toutes les aventures n'avaient pas malheureusement un dénoùment aussi inattendu. On avait beau prendre des noms supposés, se vêtir de costumes d'emprunt, et org'aniser pour déjouer les espions une contrepolice; trop souvent les soins étaient inutiles. Les tîdèles ne se ménag-eaient pas cependant; ils conduisaient le prédicant aux assemljlées, le prévenaient du péril et le cachaient. Mais que pouvaient des efforts isolés contre des espions sans cesse aux écoutes, âpres
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