‹ Antoine CourtChapitre 34 sur 251 · SYNODE DE · texte numérisé non relu

SYNODE DE

et aucune g-rande détermination ne fut prise qu'ils n'en eussent délibéré en commun, — mais il semble que Court prit plutôt l'initiative des projets, et que Corteiz s'employa davantag'e à leur accomplissement. Ils se partageaient, sans aucune envie, le champ d'activité, et ce n'est pas sans quelque admiration qu'on voit le plus vieux de ces hommes s'incliner devant la précoce maturité et l'intellig-ence du plus jeune. Court parlant de son ami : « Une chose essentielle, dit-il, manquait, c'étaient des prédicateurs; un seul de tous ceux qui existaient alors pouvait me seconder, et il le fit efficacement : il s'appelait Corteiz. Il ne s'était point trouvé à la première assemblée synodale que j'avais convoquée, parce qu'il était alors dans les pays étrangers. A son retour, il n'approuva pas seulement ce que j'avais fait; il entra aussi dans toutes les vues que je me proposais pour l'avenir, et il fit tout ce qui était en son pouvoir pour le faire réussir. »

Antoine Court, dès que le Synode eut adopté ses propositions, reprit ses courses dans la province. Il se dirigea vers les égalises qu'il avait déjà visitées l'année précédente; il y trouva la piété accrue, les cœurs raffermis. C'étaient celles que baigne l'Hérault. Il encouragea les unes, réveilla celles qui étaient encore engourdies, annonçant partout les heureux événements qui venaient de s'accomplir. A son retour, il convoqua dans les Cé venues un second Synode. Que s'y passat-il, et quels en furent les membres? On ne sait g-uère. Il est certain cependant qu'on s'y occupa beaucoup du « fanatisme » et (pie les femmes prédicantes y furent

Page 1