‹ Antoine CourtChapitre 36 sur 251 · SYNODE EN DAUPHINÉ · texte numérisé non relu

SYNODE EN DAUPHINÉ

g'vands périls et n'avait dû son salut qu'à son sangfroid. Il venait d'arriver accompag-né de Brunei

On a peu de détails sur cette entrevue. Ces deux hommes ne s'étaient jamais vus, peut-être même Court ne connaissait-il pas de nom son intrépide interlocuteur. Ils eurent toutefois plusieurs conférences. Le jeune prédicant, avec abandon, avec clialeur, raconta ce qu'il a^ ait fait et ce qu'il espérait faire ; il montra la nécessité de réveiller les protestants et de les discipliner; il parla du Synode qu'il avait convoqué récemment, des règ'lements qu'il avait proposés et qu'on avait admis, et il supplia Rog-er de suivre les mêmes règ-les de conduite en Daupliiné ^. Eog'er depuis long-temps était convaincu. A son tour, il communiqua ses pensées, fit part de son programme, raconta sa vie... Mais il fallut s'arracher aux douceurs de cette amitié naissante. L'Eg'lise réclamait les soins de ces deux apôtres. Ils se- séparèrent.

Roger ne tarda pas à se rendre en Dauphiné. Il y trouva Corteiz qui revenait de Genève et décida avec lui de réunir un Synode. Le Synode se tint le 22 août : sept prédicants y assistaient ^ . Voici quelques-uns des règ'lements qui furent arrêtés :

« Les pères de famille seront exhortés à faire trois fois le jour la prière en commun avec leurs enfants et leurs domestiques. — On doit destiner au moins deux heures ù la dévotion du dimanche, à laquelle tous ceux de la maison doivent se rendre.

' N" 17, vol. B. Mémoire sur le Daii])liiiié jiar Vouland. Ce curieux iiicuioire est très-exact.

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