ROGER ET LE DAUPHINÉ
— On doit reprendre en public après la première, la deuxième et la troisième admonition, tous ceux qui commettent des crimes noirs et scandaleux. — Les pasteurs doivent se rassemliler de six mois en six mois, pour voir si tous ont eu soin de visiter les malades, d'ordonner les collectes pour les secourir, en un mot, s'ils ont rempli les devoirs de leur charge, sans reproche.
— Les anciens exhorteront les lidèles d'avoir soin de tous les pasteurs que la divine Providence leur enverra tant pour leur sûreté que peur leur entretien »
Après la tenue du Synode, Rog'er continua ses courses, allant de Die à Cliâtillon, de Châtillon à la vallée de Bourdeaux. Il avait pour compag-non Rouvière. « Par tous les endroits où ils passaient, ils engageaient, autant qu'ils pouvaient, les chefs de famille et les hommes les plus sensés à former des consistoires, et à se soumettre à l'ordre conformément à la conclusion du Synode. » Vers la fin d'octobre, Bombonnoux et • Corteiz prirent congé de leurs amis et descendirent en Languedoc. C'est en ce moment qu'un nommé Martel, qui arrivait de Suisse, et le jeune Pierre Durand vinrent trouver Roger et s'éprirent d'une vive admiration pour lui. Durand s'était cantonné dans le Vivarais; mais il franchit dès lors plusieurs fois le Rhône pour demander à l'expérience de son austère ami des conseils et des encouragements ^ .
Antoine Court cependant avait visité les églises qu'il avait fondées sur les bords du Gardon. L'hiver approchait. A Nîmes, il s'était déjà senti souffrant. Une fièvre violente dont les accès duraient jusqu'à
1 V. Coquerel, t. I, p. 33 et 34.
^ V. Pierre Durand, etc., et n" 17, vol B.