‹ Antoine CourtChapitre 55 sur 251 · LE PROTESTANTISME EN · texte numérisé non relu

LE PROTESTANTISME EN

que le monde s'assemblât ; il y eut environ deux mille personnes » Des assemblées semblables se tinrent à Melle, à Laniotlie-Saint-Héraye, à Saint-Maixent ; il y en eut encore à Couché , à Clierveux, à Lusig-nan, à Saint-Christophe , à Saint-Gelay près Fontenay-le-Comte , à Benêt. Berthelot poussa jusqu'à Angoulême. « Il serait h désirer, écrivait Maurepas à l'intendant du Poitou, qu'on put arrêter le nommé Berthelot, et que ce prédicant qui, après avoir été déjà pris, ose encore se signaler sans mesure et sans considération, put servir, par préférence, d'exemple à ceux qu'il séduit, Nous comptons bien que vous y donnerez une attention sing'ulière. » Quoi que fit l'intendant, il y eut encore, en 1720, des assemblées à Saint-Maixent et à Niort; et ce ne fut qu'au mois de septembre que Berthelot fut enfin pris. Mais la capture du prédicant n'empêcha rien. Le mouvement religieux continua de se propager à Benêt. Le mouvement religneux se propageait de bourg en bourg, de village en village. C'était comme une résurrection de la religion proscrite.

Ainsi, quelques années à peine après la mort de Louis XIV , la déclaration de 1715 recevait le plus complet démenti. Du Poitou, un M. de Luques écrivait à l'ambassadeur hollandais : « Les assemblées ont été fort nombreuses, car elles ont passé trois mille personnes ^ » Dans le Dauphiné, l'évêque de Gap mandait que les nouveaux convertis de son diocèse « ne gardaient plus de ménagements par rapport à la reli-

1 V, JSxllef., t. IV, p. 230.

2 Ihlil., p. 238. •

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