‹ Antoine CourtChapitre 56 sur 251 · RESULTATS OBTENUS · texte numérisé non relu

RESULTATS OBTENUS

g-iou ». » Dans le Languedoc, il y avait une ardeur, une intensité de piété étonnante. Un M. de Massane qui avait été chargé par l'intendant de faire une tournée en fut stupéfait.

« J'ai passé, lui écrivait-il, par le Vip;an, Aulas, Aumessas, Valleraugue; ensuite je suis revenu par Montardier, Roquodur, Saint-Julien, Gangcs ot Lassalle. Il serait inutile, Afonsieur, de vous détailler ce qui se passe à chaque endroit, puisqu'on 'peut le faire en général ; c'est-à-dire, Monsieur, qu'on fait partout des assemblées aux champs et dans les maisons; on entend chanter les psaumes ouvertement, soit à la campagne, soit à la ville. J'ose vous assurer avoir vu et entendu ces derniers plusieurs fois. Tout cela ne discontinue pas ^. n

Il y avait comme une explosion de bonheur autour de cette restauration inattendue. Quelques proscrits, à Genève, toujours hésitants et remplis du souvenir de la patrie absente, au bruit de ces succès, commençaient de revenir en France. Ils préféraient à la paix et à la liberté qu'ils goûtaient à l'étranger les périls de la lutte et les dangers de chaque heure dans la province natale. Des serviteurs même venaient s'offrir spontanément aux églises sous la croix. Des jeunes gens s'enrôlaient parmi les prédicants, et n'était-ce pas l'un d'eux qui, en offrant son dévouement et son courage aux protestants de France, écrivait :

« A vous les pasteurs et anciens, qui êtes les restaurateurs « des débris de nos pauvres Eglises de France qui, comme par « un miracle de la divine Providence et contre l'attente de nos

1 V. La Société protextante dans les Hautes-Alpes, etc., p. 507.

2 Histoire de l'Eglise réformée de Montpellier, par M. l'h Corbière, p. 353. Montpellier. (ISOl.)

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