REVES ET ESPÉRANCES
" advorsaires qui s'imaginaient foUemont d'en voir une fin to- « taie, il y a encore un petit lumignon qui fume, et dans l'es- " pérance que bientôt cette fumée se changera en une éclatante « lumière pour éclairer tout notre atmosphère, — on pourrait « ici appliquer les paroles de saint Paul aux Actes, chap. XIV, " Y. IG, 17, que quoiqu'il ait laissé marcher toutes les nations u ilans leurs voies impures, il ne s'est point pourtant laissé Il sans témoignage en fesant du liien à ses ennemis même »
La phrase est laborieuse et paraît obscure ; le sentiment qui l'anime brille de clarté. Un immense espoir, au milieu de toutes les craintes, gonflait les cœiu's^. Les assemblées devenaient plus fréquentes, la piété plus vive, les pasteurs plus nombreux et la cour même effrayée venait de traiter avec cette puissance naissante. Les religionnaires se livraient à des rêves de restauration, et comme Gaubert, ils se plaisaient à croire, que « le himig-non » se transformerait bientôt en une éclatante lumière.
' L'auteur de cette lettre était le proposant Gaubert. 2 V. Pièces et documents, n° VII.