‹ Antoine CourtChapitre 66 sur 251 · CONDITIONS D'ADMISSIBILITÉ · texte numérisé non relu

CONDITIONS D'ADMISSIBILITÉ

Un tel état de choses était dang-ereux, et il fallait y remédier. Antoine Court fit premièrement décréter qu'aucune femme ne pourrait prêcher; ensuite, qu'on ne recevrait pasteurs dans l'Egiise que ceux dont on aurait examiné la doctrine et les mœurs selon les règles de la discipline ecclésiastique*.

Pour être élevé à cette charge, le prédicant devait, de l'aveu de tous, mener une vie irréprochable et posséder les lumières et les connaissances requises pour s'acquitter « d'un si glorieux emploi. » « Sondez, écrivait Court à Corteiz, examinez bien auparavant les sujets auxquels vous voulez donner votre approbation. De là dépend la joie et le bonheur, ainsi que le repos de l'Eglise, la joie et le contentement de tous ^ » Ailleurs, il ajoutait :

« Nous n'avons pas besoin de présomptueux, d'ignorants et de volages. Ainsi, ne faites rien à la hâte. Pesez tout avec soin, examinez mûrement les sujets, avant que de les admettre; de là dépendent et les progrès de la religion et le repos de l'Eglise. Il vaut mieux que le nombre en soit j-dus ]>ctit et que les sujets soient meilleurs. »

En 1721, écrivant à Pierre Durand qui établissait à cette époque l'ordre en Vivarais : « Il vous faut, disait-il encore, des hommes vertueux et pleins de zèle. Un Iclche efféminé, un esclave du vice n'y seraient point de tout propres. Il n'y a que la piété qui inspire la noblesse et la grandeur d'âme qui sont nécessaires. La piété se soutient dans les dangers les plus extrè-

1 N» 1, t. II, p. 19. Synode de 1717. » N°7, t. 1, p. 192. (1721.)

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