‹ Antoine CourtChapitre 69 sur 251 · EXAMENS · texte numérisé non relu

EXAMENS

n'avait point d'objections à faire au sentiment des autres, et ainsi de l'un à l'autre. Après qu'ils s'étaient combattus, je leur donnais le sens que je concevais sur la matière proposée. — Quand leurs propositions furent prêtes, on traversa une porche sur deux pieux forcheux, qui dans cette occasion leur servit de chaire pour la prêcher. Quand l'un l'avait rendue, je demandais à tous les remarques qu'on y avait faites, observant la méthode Pi-dessus exprimée'... »

Le proposant ne restait pas toujours sous la tutelle du pasteur. Au bout de quelque temps, on l'envoyait seul en mission dans les églises qu'il avait déjà visitées. Alors il pouvait prêcher. On le tenait toutefois encore en telle suspicion, qu'on ne l'autorisait à prêcher que des sermons imprimés, ou, s'il en avait fait de sa propre composition, examinés par des personnes choisies dans le Synode ^. On savait par expérience dans quels ég-arements de doctrine et d'imag-ination étaient tombées et pouvaient tomber ces jeunes intelHg-ences.

Lorsque le proposant avait en différentes occasions l)rouvé qu'il était à la hauteur de sa vocation, s'il le demandait, il était reçuprédicant. Pour obtenir ce titre, il lui fallait subir un examen. A la tenue du Synode il se présentait devant le modérateur et les députés. Il avait à répondre à certaines questions de doctrine et de morale. « Etablissez l'existence de Dieu, » lui disait-on, et en même temps on lui faisait des objections de ce g-enre : « Cette idée n'est-elle pa^s le fruit de l'éducation que nous ont donnée nos pères, de l'in-

1 7, t. II, p. 301.

2 N» 17, vol. G, p. 34. Synode do 1719.

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