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TRAITEMENT DES PRÉDICANTS

la sainte Cène. Plfit an ciel que tous, autant que nous sommes, eussions reçu l'entière ordination pour être en état de remplir toutes les fonctions du ministère évang-élique, et qu'il me soit permis de vous exhorter ici, mon cher frère, d'aspirer à cette sainte vocation ^» Au début , lorsque Court commença à prêcher, les prédicants n'étaient pas payés ; ils vivaient où le hasard de leurs courses les conduisait, chez les fidèles qui leur offraient un gîte. Quelquefois ils prenaient pour eux l'arg-ent des collectes faites à l'issue des assemblées. Sommes misérables ! Que pouvaient donner les pauvres g-ens qui assistaient à ces réunions ? Trois assemblées produisirent une fois un sol et six deniers. Mais au Synode de 1719, frappé des difScultés de leur position, Court proposa d'assig"ner des émoluments à ceux des prédicants qui étaient mariés ^ Vesson était accablé de dettes, et avait une nombreuse famille ; la femme de Corteiz , à Genève, vivait péniblement un peu à la charg-e de tous. Court obtint pour le premier quelques sacs de blé et de châtaig-nes avec ving-t livres en argent, pour le second cinquante écus qui devaient être payés en arg-ent et répartis sur toutes les ég-lises ^ . Il n'osa pas toutefois réclamer un traitement pour ses autres collèg-ues; les ég-lises n'étaient pas assez riches. Cet état de choses dura quelque temps. Court raconte, non sans orgueil, que depuis 1713 jusqu'en 1723, les

» N" 7, t. II, p. 219.

2 N° 46, oah, IV.

' « Il a été accordé pour la subsistance de la famille de Vesson, six salmées de blé, touzelle et seigle, deux salmées de châtaignes blanches, et trente livres d'argent, qui lui seront payées par quartiers, suivant la répartition qui lui sera faite »

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