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TRAITEMENT DES PRÉDICANTS

deux années exceptées qu'il passa à Genève, il servit les églises de France sans en recevoir un denier. Sa famille et quelques particuliers pourvurent à ses besoins. En 1721 cependant, on revint sur ce sujet et on décida que les Anciens payeraient aux pasteurs ce qui leiu" serait nécessaire pour « leur couverture et leurs dépenses'. » Le Synode de 1723 précisa davantage. Cent livres par au, dit-il, payables en deux payements ég-aux seront accordées aux proposants qui l)attront la campagne, cinquante à ceux qui ne la battront point ^ Mais ce mince traitement n'était pas toujours compté. « Ceux qui servent, lit-on quelque part, ne furent pas payés. Ils ont perdu 30 pour 100, et le reste a été payé en papier ^. » — Les Anciens, pour surcroît, se dispensaient de faire les collectes, car lorsqu'ils se présentaient, on leur faisait « de mauvais compliments. »

S'il y avait des règlements pour les prédicants et les Anciens, il y en avait aussi pour les fidèles ; le même ordre qui rég'nait parmi les chefs devait régner dans le troupeau.

Une des questions vitales pour le protestantisme était la question des baptêmes et des mariages ''.

' N° 17, vol. G. p. 381.

2 Ibid. Synode tle 1723.

' N°7, t. II, p. 297. Cela ressemble bien peu ù. ce que devait dire l'auteur du mémoire de 1738 (V. tome H, p. 427.) « Ensuite, on Tait courir uu chapeau, oti chacun met pour le prédicant ce qu'il juge à propos. Ces sortes de quêtes valent souvent plus de cent écus, et voilà le vrai motif qui engage ces sortes de gens à, hasarder ce métier au risque de se faire pendre. »

* Question vitale en effet, et dont les conséquences devaient être

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