‹ Antoine CourtChapitre 76 sur 251 · INFRACTIONS A LA LOI · texte numérisé non relu

INFRACTIONS A LA LOI

ce qu'elle condamne, et promettent de vivre et mourir dans cette foi »

Voilà où en étaient réduits les relig-ionnaires. Il leur fallait ou mentir et se parjurer, ou vivre sans existence lég'ale et comme en dehors de la société.

Si cruelle que fût cette dernière alternative, plus d'\m aima mieux s'y soumettre que plier les g-enoux devant les autels d'une relig-ion qu'il abhorrait.

« Je crois, écrivait déjà en 1711 lecurédeSaint-Jean-d'Angély, qu'il est de mon devoir de vous représenter qu'il s'est fait dans une paroisse trois mariages de nouveaux convertis qui scandalisent les anciens catholiques et sont d'un pernicieux exemple pour les N. G. Jusqu'ici retenus, ils s'étaient beaucoup observés se tenant dans la soumission. A présent ils ne gardent plus de mesure, s'imaginant, sur l'impunité de ceux qui ont contracté de semblables mariages, qu'ils ont toute sorte de liberté, et qu'on n'est plus en droit de s'embarrasser s'ils font leur devoir »

Et Chamilly écrivait encore de la Rochelle, eu 1713 :

« Les prétendus réformés se marient aujourd'hui ainsi qu'avant la révocation de l'Editde Nantes. Toute la différence qu'il y a, c'est qu'ils contractaient validement autrefois, quant aux effets civils, en observant ce qui était prescrit par les ordonnances royales; au lieu qu'aujourd'hui, le roi ayant abrogé ces ordonnances par la révocation de l'Edit de Nantes, et ne se mariant pas en présence de leurs ministres, leurs mariages sont clandestins selon les lois de l'Eglise et de l'Etat »

Ces infractions à la loi furent même asse^ nom-

1 V. tome II, 1». 421.

Bibliothèque nationale, Mss. n" 70-16, p. 12. (Août 1711.) 3 Ibid., p. 22. (1713.)

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