‹ Antoine CourtChapitre 80 sur 251 · PEINES DISCIPLINAIRES · texte numérisé non relu

PEINES DISCIPLINAIRES

enfants, il était aussitôt exclu de la sainte Cène. Il ne ppuvait être réintégré dans ses droits qu'après avoir témoigné i)ubliquement dans une assemblée, au pied de la table sainte et les genoux en terre, son regret d'être entré dans une église « impure, » et de s'être incliné « devant un prêtre idolâtre. » Si quelqu'un signait l'abjuration exigée par certains prêtres, il était une première fois excommunié pour dix mois. Si, par un second mariage, il retombait dans la même faute, il était tenu indigne d'être membre de l'Eglise et excommunié dans les assemblées publiques. Cette excommunication ne pouvait être levée que lorsque le coupable donnait des sig-nes non équivoques de repentance et avait manifesté sérieusement le désir- de rentrer « dans la paix de l'Eglise »

Quelques fidèles, indécis, voulaient biaiser, cherchaient des échappatoires. Ils disaient pour leur défense que c'était leur corps seulement qui fléchissait devant l'idole, non leur âme , qu'ils ne varieraient plus, que c'était une parenthèse dans leur vie. « Parenthèse ! leur répondait-on. Dieu veut que nous le glorifions en nos corps et en nos esprits. C'est le tenter que d'espérer de se relever; aller sciemment dans le péché, c'est ignorer si on en sortira ^ » Et, lorsqu'on passait outre, l'article du règlement était sévèrement appliqué. C'est ainsi qu'un jour, dans une grande assemblée, Corteiz refusa de donner la communion aux personnes qui s'étaient mariées dans l'Eglise romaine. « Elles furent fort consternées, dit-il, quand elles en-

' N" 7, t. III, p. 47. Synode de 1710 2 N" 17, vol. G. (1721.)

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