‹ Antoine CourtChapitre 81 sur 251 · SCHISME DE HUC-MAZEL · texte numérisé non relu

SCHISME DE HUC-MAZEL

tendirent que ceux qui avaient fait infraction en se mariant à la messe devaient faire reconnaissance publique. »

La sévérité devait s'exercer avec d'autant plus d'éclat, que quelques-uns, et ce n'étaient pas les moindres, faisaient preuve d'une plus g-rande condescendance. Un prédicant qui avait collaboré à la rédaction des règ'lements, non-seulement ne prohibait pas les mariag'es à l'Eg-lise, mais encore les tolérait et lesencourag-eait. C'était Jean Hue. Cet homme qui avait, à son retour de Genève, passé quelque temps à Montpellier, avait été -dans cette ville entretenu par des catholiques; il avait l<à probablement puisé certaines doctrines sur la résurrection un peu hasardées, et qui devaient plus tard inquiéter ses collèg-ues. Mais c'est de là sans aucun doute qu'il avait rapporté la conviction qu'on pouvait, sans péché, se marier à l'église et signer les abjurations dont le clerg'é avait établi la formule. Il disait que dans le premier cas on ne commettait pas un péché, mais une simple pollution, que dans le second, on pouvait sans blesser sa conscience, sans trahir la religion et sans renier Jésus-Christ, l'épondre aux prêtres qu'on abjuraitles hérésies de Calvin, parce qu'ils ne demandaient pas d'abjurer la religion de Jésus-Christ. Et Court, reprenant ces derniers mots, s'écriait naïvement : « Comme s'il ne fallait pas entendre que sous cette expression d'hérésie on veut et on entend de nous faire abjurer la croyance de la religion que professait Calvin qui nest autre que celle de Jésus-Christ et de ses apôtres *. » Quoi qu'il en soit,

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