‹ Antoine CourtChapitre 83 sur 251 · ÉTABLISSEMENT DE L'ORDRE · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DE L'ORDRE

ouverte. On décida qu'il serait réintégré dans sa charge de prédicant, s'il donnait des marques de repentir^ et réparait sa faute devant un colloque. Vesson comprit que les temps étaient cliang'és et, en 1718, au mois de mars, il fit sa soumission entre les mains de Corteiz, de Rouvière et d'Antoine Court

Ce furent les seuls obstacles que le parti de l'ordre eut à vaincre. Dès lors, recrutant chaque jour de nouveaux membres, fort de l'adhésion de tous, modifiant ou perfectionnant ses règlements et le rouage de sa discipline, il prit par la force des choses une importance croissante. L'ordre finit par s'établir; et ce mot qu'Antoine Court avait mis sur son drapeau à côté de cet autre : Réveil, fut entouré d'un tel prestige aux yeux des Eglises étrangères et de l'Eglise même de France, qu'il amena le triomphe de l'œuvre à laquelle le jeune prédicant s'était dévoué.

très-reprébensible h plusieurs égards, elle l'a, d'une voix unanime et en vertu de l'article 47 de la discipline ecclésiastique des Eglises l'éformées de France, déposé et démis comme coupable de plusieurs fautes graves et principalement comme schismatique, s'étant séparé de la compagnie de ses frères, sans excuse légitime, et ayant rejeté les instances de plusieurs fidèles qui le priaient de se rendre au présent Sjnode pour entendre la censure qui lui serait faite. Ainsi ledit S' Jean Vesson demeurera interdit par défaut, jusqu'à ce qu'il donne des marques d'une sincère repentance et qu'il ait édifié l'Eglise par son retour, autant qu'il peut l'avoir scandalisée par sa mauvaise conduite. »

1 N» 1, t, II, p. 20 et 23.

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