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LES FAUX FRÈRES, LF*S SOLDATS

saieut au Désert. Ou clierclui un commissaire pour s'informer de ce qui se passait; on ne trouva personne. Mais un conseiller au parlement, qui avait changé de relig-ion pour occuper cette cliarg-e, se présenta, se rendit au Désert, fit son rapport, et accusa deux femmes ' . — Enfin c'étaient les soldats, entre tous les moins odieux, qui, à toute heure du jour et de la nuit, aux approches surtout des g-randes fêtes, battaient le pays, cherchaient les assemblées, traquaient les hérétiques, arrêtaient les suspects, et se veng'eaient sur leurs captifs de toutes les courses vaines et de tous les dérangements nocturnes, dont ceux-ci avaient été les causes involontaires.

Les ordres du roi étaient formels. Il était interdit aux protestants « de faire aucun exercice de religion autre que de la catholique, et de s'assembler pour cet effet en aucun lieu et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine contre les hommes des galères perpétuelles, et contre les femmes d'être rasées et enfermées pour toujours, avec confiscation des biens des uns et des autres, même à peine de mort contre les pasteurs ^ » Ni repos ni tranquillité : alerte continuelle. Se rendre au Désert, c'était courir l'aventure d'en revenir au milieu d'une escorte de soldats pour aller ramer à Marseille, ou prier à la tour de Constance; prêcher au Désert, c'était faire à l'avance le sacrifice de sa vie.

Il y eut des châtiments terribles. Malgré tout, la foi

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- V. encore chap. v, ]'. 133. 1p<; nrilniuiances que pulilin le i-égeiit contre les assemblées.

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