SURPRISES D'ASSEMBLÉES
"... l'ondant mon séjour du coté ilTIzés, dit Court, jo vis doux do me.'î parents, nommés Huf^ous, de qui l'on venait de raser la maison, par ordre de Dumolard, .subdélégué de Bàville dans le Vivarais. Cette maison était située à la campagne, à une petite demi-lieue de Villeneuve de-Berg. Un jour de dimanche, Jofl're qui dans la suite épousa ma sœur cadette, Ladet, mon cousin i^ermain, et Flavier, un de mes amis, se rendirent dans cette maison pour y faire quelques exercice.s religieux. Leur marche fut aperçue; on vit dans le moment toute la bourgeoisie sous les armes, qui se mit en devoir d'aller fondre sur cette maison. La petite troupe, en étant avertie, démaraauplus vite, et comme elle n'était composée que de trois jiersonnes, il fut facile de dérolier à leur ennemi cette évasion. Aussi ne s'en aperçut-il point; mais sur le simple soupçon qu'ils y avaient été, et parce que dans sa perquisition il trouva dans la maison une Bible et quelques autres livres de piété, il se saisit du maître qu'il amena prisonnier. Il (Dumolard) ordonna que la maison fut rasée, et que tous les effets mobiliaires fussent coniisqués. L'exécution suivit de près l'ordonnance. La maison fut démolie et tous les effets portés à Villeneuve où ils furent vendus publiquement au plus enchérisseur*. «
Voilà une exécution inconnue et dont on ne parla point. Combien d'autres de ce genre ! « La nuit du 6 au 7 du mois de mai, Court avait convoqué une a.ssemblée dan.s un Désert appelé les Roques d'Aubay, proche de Sommières. Il n'avait pas manqué de précautions pour la g-arantir de toutes surprises. Aussi se tint-elle avec beaucoup de tranquillité. Mais malheureusement les protestants duGrand-Gallargues, qui faisaient partie de ceu.x: qui s'étaient rendus dans cette assemblée, furent aperçus par deux faux frères qui avaient quelque îintorité dans le lieu, et qui, dans le dessein de les faire
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